La Vie Charentaise 21 juin 2016 a 08h00 | Par Fabienne Lebon

Cognac haute couture pour Bénédicte Hardy

Les rencontres Design Spirit ont permis de faire plus ample connaissance avec Bénédicte Hardy, « ambassadrice » des cognacs du même nom (groupe H.Mounier) au cours d’une table ronde, suivie d’une dégustation commentée dans les locaux historiques de la maison de cognac.

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Bénédicte Hardy, dans son bureau.
Bénédicte Hardy, dans son bureau. - © Fabienne Lebon

Bénédicte Hardy avait pourtant prévenu : « Je ris beaucoup, mais je pleure autant ». Rien de plus vrai. Les 70 participants aux Rencontres du Design Spirit ont eu droit à cet échantillon d’émotions lors de la table ronde consacrée au « cognac Hardy et à sa longue tradition de création haute couture ».

Seconde confession de la presque sexagénaire : « Constituer la cinquième génération des Hardy est autant un bonheur qu’une croix ». D’autant que « le positionnement résolument luxe de notre maison de cognac a demandé une mutation totale et impliqué un nouveau savoir-faire ».

Pour expliquer ce cheminement de la maison, Bénédicte Hardy est remontée jusqu’aux sources de sa famille « d’aventuriers », « précurseurs de l’export » : depuis Anthony Hardy, fondateur de la maison en 1863 et de son emblème, le coq, jusqu’à Jacques, son père, « précurseur du luxe, à une époque où le cognac Louis XIII de Rémy-Martin représentait justement le summum du luxe ». Si Bénédicte Hardy n’était pas destinée au cognac (« mon père m’a demandé de mettre mes études de droit et de sciences politiques en parenthèses pendant un an » avoue-t-elle), elle s’est prise au jeu. Celui de la création des carafes notamment, qui va de pair avec un « esprit haute couture », comme le revendique la marque.

Si la série des « cinq éléments » (cinq carafes baptisées « Eau », « Flamme », « Air », puis « Terre » et « Lumière »), créée par Jean-Michel Jobit de l’agence Linéa et la cristallerie Daum a une place particulière dans le cœur de B. Hardy (larmes à l’appui…), son coup de maître, c’est d’avoir su conquérir la maison Lalique. « J’ai d’abord reçu une fin de non-recevoir de la part de Marie-Claude Lalique, qui se sentait plus proche du domaine des parfums et de la joaillerie, avant qu’elle n’accepte quelques années plus tard de créer notre « Printemps ». La carafe, qui a remporté le prix Vinexpo 2013, est la première d’une série de quatre : « l’Eté » est sortie en décembre 2015 ; la carafe « Automne » devrait être présentée lors du salon Vinexpo en juin 2017, avant « l’Hiver » en 2019.

Mickaël Bouilly, maître de chai du groupe H.Mounier.
Mickaël Bouilly, maître de chai du groupe H.Mounier. - © Fabienne Lebon

Evidemment, le contenant ne serait rien sans un contenu à la hauteur– surtout lorsqu’il s’agit de cognac ! Pour cela, le cognac Hardy, racheté en 2001 par le groupe H.Mounier, peut compter sur le maître de chai, Mickaël Bouilly. Lors d’une dégustation commentée dans les locaux historiques de la maison de négoce, rue Basse de Crouin à Cognac, le maître de chai de 38 ans a expliqué que « dans une série comme « Les Quatre Saisons », le plus dur, c’est de trouver le fil ». Lui, comme Bénédicte Hardy, ont réussi à ne pas le perdre !

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