La Vie Charentaise 08 janvier 2015 à 08h00 | Par Fabienne Lebon

Concours général agricole des prairies : un couple d'éleveurs charentais en finale

Le concours général agricole est connu pour ses produits. Mais sait-on qu’il intègre depuis l’an dernier les prairies fleuries ? En tout cas, Evelyne et Jean-Pierre Bousseton, gagnants charentais de la sélection départementale de ce concours, se retrouveront mercredi 25 février au Salon de l’agriculture, en lice pour la finale nationale.

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Remise du prix départemental à Evelyne et Jean-Pierre Bousseton (à gauche), par le président de la Chambre d’agriculture, Xavier Desouche, en présence du président du jury, Jacques Aupetit (à droite).
Remise du prix départemental à Evelyne et Jean-Pierre Bousseton (à gauche), par le président de la Chambre d’agriculture, Xavier Desouche, en présence du président du jury, Jacques Aupetit (à droite). - © Fabienne Lebon

Orchidées, myosotis, lotiers, lin..., ces principales espèces retrouvées dans une parcelle de  1,08 hectare ont permis à ses exploitants, Evelyne et Jean-Pierre Bousseton de Rouzède, de remporter la sélection départementale du concours des prairies fleuries. Ce concours relayé par l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture récompense « par un prix d’excellence agri-écologique, les agriculteurs exploitant des parcelles de prairies de fauche ou de pâturages riches en espèces présentant le meilleur équilibre agri-écologique ». Dix chambres d’agriculture en France, dont celle de Charente, ont porté cette initiative jugée encore « insolite » par les membres du jury présents le 6 janvier 2015 à la Chambre d’agriculture pour la remise des prix officielle au couple d’éleveurs.

Parcelles Natura 2000

La sélection départementale avait eu lieu en juin dernier, sous la présidence de l’élu consulaire, Jacques Aupetit. Un jury pluridisciplinaire constitué de techniciens-experts, a sélectionné, parmi quatre parcelles situées en zone Natura 2000 (vallée de la Tardoire et de la Tude), celle des Bousseton. En tout, 50 hectares sur les 60 que compte la SAU de l’exploitation du couple est engagée en MAE (mesure agro-environnementale). Avec pour « conséquence » : « 10 hectares avec zéro fertilisation et un retard de fauche au 15 juin » précise Nicolas Chaslard, cheville ouvrière de ce concours à la Chambre d’agriculture. « L’objectif est aussi de constituer des réserves naturelles économiquement viables », a insisté pour sa part Xavier Desouche, le président de la Chambre d’agriculture en remettant un diplôme dans les mains d’Evelyne Bousseton, la cheffe d’exploitation. Il a incité les agriculteurs à suivre « le parcours modèle et précurseur » des Bousseton et à « aller chercher ces primes MAE, disponibles à la Région ». La Chambre d’agriculture va d’ailleurs présenter le nouveau programme des MAE, où « il y a du changement » a annoncé Audrey Triniol, responsable du service Environnement de la Chambre. En espérant que « derrière cette aide financière, se développe un outil qui serve d’abord à faire changer le regard des agriculteurs puis à mettre en cohérence leur système d’exploitation » a conclu avec justesse l’un des membres du jury.

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